Lorsque vous décidez d’aller vivre à l’étranger pour continuer votre carrière, que ce soit pour une courte ou une longue période, cela provoque forcément des conséquences. Entre autres choses, ce déplacement peut agir sur les cotisations pour la retraite, mais heureusement, il existe des solutions très simples pour continuer vos versements. De cette manière, vous pourrez garantir votre retraite et continuer vos cotisations au régime social en France dès votre retour au pays.

Quelle solution pour les cotisations pour la retraite lors d’un voyage à l’étranger ?

Tout d’abord, il faut savoir que lorsqu’un travailleur effectue un voyage à l’étranger pour y poursuivre sa carrière professionnelle, les cotisations automatiques en tant que salarié au régime français de protection sociale s’arrêtent aussitôt. Bien entendu, dans le cas d’un détachement, ce n’est pas le cas.

Par contre, s’il s’agit d’une expatriation ou de toute autre situation qui vous conduit à vivre à l’étranger, votre accumulation de droits et de trimestres en France s’arrête. Les cotisations ne reprendront qu’à votre retour, et au moment de la reprise d’une activité professionnelle rémunérée.

Vous vous demandez alors comment faire pour continuer à cotiser même en étant à l’étranger ? Eh bien c’est assez simple. Vous pouvez choisir de cotiser au régime obligatoire de votre pays d’accueil, mais en ayant à l’esprit que cela ne vous donnera pas accès à des droits en France. Il est possible néanmoins dans certains cas assez rares, que les pays consentent à un accord qui vous permettrait de valider des trimestres en France, tout en travaillant à l’étranger.

 

Si cette option n’est pas envisageable dans votre pays d’accueil, vous aurez à choisir entre deux options pour continuer à cotiser pour maintenir vos droits et trimestres en France. De cette manière, vous pourrez garantir la continuité de vos droits à la retraite dès votre retour en France. Vous aurez donc le choix entre :

·        La cotisation au régime de base à la Caisse des Français de l’Etranger (CFE). Cet organisme international collecte vos cotisations pour le compte de l’assurance vieillesse.

·        La complémentaire type Humanis.

Pour les personnes expatriées qui ne travaillent pas, il est aussi possible de cotiser pour la retraite. Pour ce faire, vous devez être en mesure de justifier au moins cinq années d’affiliation à la Sécurité Sociale. Ainsi vous pourrez choisir volontairement, de cotiser au niveau de la CFE pour votre retraite et valider des trimestres.

Vous pourrez également prétendre à ses cotisations si au moins six mois avant votre départ, vous étiez en poste. Vous bénéficierez alors du statut d’ancien assuré obligatoire français, ce qui vous permettra de valider des trimestres grâce à vos cotisations à la CFE.

Combien faut-il prévoir pour les cotisations pour la retraite lorsqu’on travaille à l’étranger ?

Le montant à payer pour continuer à cotiser pour vos droits à la retraite en étant à l’étranger peut varier en fonction de plusieurs facteurs. Par exemple, si vous êtes salarié, le montant de vos cotisations sera calculé sur la base de vos revenus. Pour ceux qui ne travaillent pas, ce montant peut être forfaitaire ou calculé sur la base de vos six derniers mois de salaire. Quoi qu’il en soit, ces cotisations sont toujours préférables, car elles sont moins coûteuses que le rachat ultérieur des droits auprès de l’assurance retraite.

Comme vous avez pu le voir, vous n’avez aucune raison de vous en faire par rapport à vos cotisations pour la retraite si vous devez effectuer un voyage à l’étranger. Quel que soit la durée de votre séjour, vous trouverez toujours une solution pour préserver vos droits et vos trimestres afin de bénéficier pleinement de votre retraite à votre retour en France.